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Tales of Graces f [PS3] juillet 10 2012

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Dernier Tales of à avoir atteint les USA (et devant arriver bientôt en Europe) j’attendais ce Tales of avec impatience, je ne nierais pas que j’affectionne bien cette série dont chaque épisode que j’ai pu faire a été plutôt plaisant pour l’instant. Aussi, je n’ai pas pu résister et me le suis pris dès qu’il est sorti aux USA, la PS3 étant une console dézonée, profitons-en ! Comme d’habitude, ce Tales of a été plaisant à jouer mais pourtant restera comme une demi-réussite dans mon esprit.

Tout d’abord, la trame de fond du jeu (le scénario principal quoi…) n’est pas terrible, voire certainement mauvais pour certains. En effet, rien de nouveau, les Tales of restent toujours dans des thèmes proches (sauvegarde du monde, protection de l’environnement, personnification de la nature…). Bref, celui-ci ne dérogera pas à la règle. Mais il prendra son temps pour démarrer vraiment. Passé une introduction finalement assez longue avec des protagonistes enfants, le début du jeu vous mettra Asbel dans le pad, à peine majeur (de toute façon, à 20 ans et plus on est un vieux dans un JRPG). Notre Asbel jeune-homme n’aura même pas le temps de sortir de son école de chevalier qu’il devra sauver des gens…

De mon point de vue, Asbel est une espèce de tête à claque de malade. Une application de Candide au jeu vidéo, je n’imaginais pas devoir subir de nouveau cela à plus de trente ans. Ce qui m’a le plus énervé dans ce personnage est son gros côté canin : il ne peut pas s’empêcher d’exécuter tous les ordres qu’il reçoit. Il finira par courir à droite et à gauche au bon vouloir de ses “maîtres”. Il ne se posera pas ou peu de questions et sera incapable de réagir devant les indices les plus flagrants qui se présenteront devant lui. En résulte une histoire que le joueur comprendra bien avant les protagonistes du jeu, ce qui est parfois passablement énervant. D’autant plus que l’ensemble n’est pas tellement recherché.

Mais, car il y en a un, j’ai apprécié, et même beaucoup, la consistance des autres personnages aux caractères bien mieux trempés, même si ils étaient plutôt stéréotypés (le violent et vieux baroudeur, la magicienne étrange, la gentille et mignonne soigneuse, etc.). Il faut dire que les interactions entre les personnages via les scènes de fin de combat ou les skits sont simplement tordantes et m’ont poussé à m’attacher à eux (et à la fin du jeu, je supportait le héros, principalement car c’est avec lui que je me sentait le mieux en combat en fait). L’humour a su faire mouche avec moi, comme d’habitude. D’autant plus que les doublages anglais étaient tout simplement parfaits et soignés. Bref, la troupe est vivante et “voyage” véritablement, partageant entre eux leurs instants de doutes et leurs moments “amusants” de vie de groupe. Ces scènes n’ont cependant que rarement de lien avec la trame principale qui devient, finalement, moins intéressante que le reste…

D’ailleurs, hormis cet humour assez présent dans le titre, voila un autre point qui, associé à l’humour, sauve complètement ce jeu à mes yeux : l’harmonie du gameplay. Nous avons ici ce que je considère comme le meilleurs système de combat qu’il m’ait été donné de palucher dans le genre (que ce soit parmi les autres Tales, les Star Ocean ou même Rogue Galaxy). Vraiment jouissif et plutôt réussi visuellement, même si le jeu est en deçà de ce que peut faire la PS3, j’ai pris pas mal de plaisir à le parcourir. Il regorge d’idées qui s’emboîtent incroyablement bien. Les skills et aptitudes des personnages s’obtiennent maintenant via leurs titres. Les titres se débloquent suivant le scénarios, les performances au combats ou encore des quêtes annexes plus ou moins importantes.

A la fin de chaque combat, en plus des habituelles points d’expérience et piécettes, vous obtiendrez des points de titre. Ces points augmentent à terme le niveau dans le titre que vous portez et débloquent en conséquence des capacités supplémentaires pour votre personnage. Plus vous maitriserez de titre et plus vous serez puissant et il y a énormément de titres pour chaque personnage. L’ensemble est très agréable. En plus du système de titre, il y a un système de craft, un système de gemmes pour les équipements et un dernier système d’alambic permettant différents effets avec, entre autre, la gestion de la cuisine. On ne cherche plus le Wonder Chef, les recettes se trouvent via le craft et elles s’appliquent via l’alambic. Vous pouvez demander de générer à peut près n’importe quel objet à votre alambic (sauf des pièces d’équipement), en plaçant un objet dedans vous verrez ses probabilités d’apparition ou l’élément déclencheur de son apparition quand il s’agit d’une recette de cuisine (ainsi que l’effet) comme par exemple une omelette qui se génère si votre équipe a globalement moins de 60% de ses PV et qui vous rend 20% de PV associé à un boost de force (en combat bien sûr).

L’alambic permet donc de déclencher automatiquement des effets plus ou moins efficace en combat, après les combats ou de générer des objets dans votre inventaire lors de la phase d’exploration. Très pratique, chacune de ses interventions divine consommera une partie de son énergie, il faudra alors le recharger en boutique. A noter qu’il se développe au cours du jeu proposant de plus en plus de slots et ayant toujours plus d’énergie. En boutique, outre acheter les objets habituels, vous pourrez aussi faire de la création d’objets (le craft = synthesis). Vous pourrez alors créer de nouveaux objets, des armes ou chercher des recettes pour l’alambic, le tout en combinant des objets de votre inventaire et en payant une petite somme. A noter un système d’évolution des armes assez sympathique. En synthétisant une pièce d’équipement et un fragment (des espèces de pierres que vous récupérerez sur les monstres en fin de combat) vous pourrez ajouter un effet et des bonus de statistique. Quand la fusion se sera refroidi (après quelques combats en portant l’équipement), vous pourrez alors fusionner deux pièces d’équipement en boutique pour en extraire une gemme portant l’effet auparavant sur la pièce d’équipement. Ce sera ainsi l’occasion de mettre un nouveau fragment sur la pièce d’équipement. Les bonus de statistique de la pièce perdureront, il sera donc “facile” de la rendre très puissante. Cependant, ce processus est très cher et pas forcément utile car les équipements sont renouvelés à chaque nouvelle ville avec de bien meilleures statistiques. Ce système est à exploiter plutôt vers la fin de jeu.

Les gemmes récupérées par la fusion peuvent aussi être fusionnées entre elles afin de faire progresser encore plus leurs effets. Elles s’équipent sur les personnages comme des accessoires (il y a un slot de gemme par personnage). De l’ensemble de ces possibilités d’évolution de vos personnages découle un fait simple, ils seront puissants de façon évidente avec quelques efforts. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, le jeu peut vous montrer une opposition assez forte, justifiant alors pleinement tous les boosts et bonus que vous pourrez obtenir. Mais, globalement, il n’est pas véritablement difficile et saura efficacement s’adapter à tous les joueurs.

A tout moment vous pourrez changer le niveau de difficulté (allant du très simple au très difficile puis cauchemars et infernal, ces deux derniers se débloquant après quelques combats en très difficile puis en cauchemars). La différence est évidente en combat et si vous n’arrivez pas à passer un boss ou un monstre, je vous conseil de diminuer la difficulté. Cependant, la contrepartie est fâcheuse, vous ne gagnerez presque rien comme XP, points de titre et argent dans les modes de difficultés les plus faibles par rapport aux plus élevés). On apprend donc à jouer avec la difficulté au long du jeu, quand on tombe sur une zone avec des ennemis sans grande résistance, on peut alors décider de passer un peu de temps à s’entrainer sur eux dans un mode de difficulté supérieur.

Finalement, le système de combat restera la plus grande réussite de ce titre, jongler entre les deux styles de Artes, gérer sa jauge de CC, s’amuser avec les Hi-Ougi et se balader sur toute la zone en quelques mouvements grâce à la combinaison esquive/garde est un vrai bonheur. Donc voila, ce jeu a de gros défaut (en terme de scénario, narration et mise en scène principalement) mais le fun est bien là. Le jeu est vivant et je m’y suis beaucoup amusé. Il n’a pas le niveau d’un Vesperia mais restera comme une expérience très agréable dans ma mémoire. Si le scénario bateau et les personnages bof ne vous rebutent pas, sachez que le gameplay devrait vous permettre de savourer ce Tales of !


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