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Xenoblade Chronicles - Wii octobre 25 2011

Infos : , rétrolien


Look ! A God !

Voici un retour sur Xenoblade. Un grand jeu qui mérite pas mal de louanges, mais pas que !

Il n’est pas vraiment question ici de revenir sur les multiples articles écris ici et là ni de vous resservir quelques lignes sur les personnes derrière le jeu et ce que cela peut impliquer, ni même de voir les autres jeux estampillés Xeno. Car tout simplement, je n’en ai rien à faire (et je n’ai jamais touché aux autres Xeno, bien que j’en ai l’intention, un jour).

Cependant, je peux vous parler simplement de ce que ce jeu m’a inspiré, de ce que j’ai perçu en y jouant et des éventuelles réflexions qu’il m’a poussé à mener. Après tout, avec 170h de jeu, j’ai eu le temps d’y réfléchir !

Au commencement était un océan infini…

L’écran titre, l’introduction, les musiques, les visuels… Tout dès le début du jeu fleure bon l’immense. L’ambiance qui s’en dégage est monstrueuse pour un début d’Aventure en grande pompe. On s’imagine rapidement, à raison, que l’on va se lancer dans une grande épopée. Et les premières heures de jeu sont véritablement magiques. On va naturellement passer un certain temps dans la première ville avant même de chercher à faire progresser l’histoire. La découverte du gameplay, des interactions sociales et de l’immensité de cette première ville (ainsi que de ses alentours) m’ont poussé à me demander : mais combien de temps faut-il pour tout voir, tout faire ? Le jeu a l’air tellement immense au premier regard qu’il est même possible d’être découragé. Bref, l’océan infini du départ abrite un monde immense, passionnant, diversifié et potentiellement décourageant, mais c’est le principe de l’océan !


Qu’y a-t-il derrière ce monument ?

Technique LD

Sur ce plan, la Wii donne vraiment l’impression de faire de son mieux. La profondeur de champ est hallucinante et les paysages sont généralement superbes. Le joueur adhérera, ou pas, au design des protagonistes mais ne pourra pas rester de marbre devant tous les paysages et encore moins à l’écoute des musiques accompagnant efficacement le périple. Cependant, le mieux de la Wii n’est pas à la hauteur du monde HD actuel et cela en repoussera quelques-un. Peu importe à mes yeux, l’ambiance importe plus que le simple visuel. La cohérence de l’ensemble est tel que j’ai trouvé le jeu beau, c’est le principal.


Gros pixels et textures pas top.

Analogie

Comme beaucoup de joueurs, je ne peut pas m’empêcher de comparer quand je joue. L’analogie la plus évidente pour moi quand je jouait à Xenoblade s’est faite avec Final Fantasy XII. Ces deux jeux sont immenses et prône l’aventure et l’exploration. Là où FFXII pêche par un système de combat pouvant facilement devenir contemplatif, Xenoblade lui va manquer cruellement de bestiaire et, plus généralement, de véritable background. Mais dans les deux cas, vous pourrez observer un certain essoufflement en milieu d’aventure. Ma préférence va quand même vers Xenoblade, pour son côté plus pêchu et tout un tas de système prévu pour simplifier la vie du joueur. A savoir, la téléportation quand on veux et ou on veux, les sauvegardes à tout moment (ou presque), les quêtes annexes qui se résolvent toutes seules (pour la plupart) quand les conditions sont requises, etc… L’exploration est ainsi plus simple, plus agréable.


Avec Xenoblade, c’est où tu veux quand tu veux !

Une sacrée expérience

En jouant à Xenoblade, je suis passé par plusieurs stades. L’émerveillement, le découragement, le plaisir, l’intérêt et parfois l’ennui. Mais ce sera globalement le plaisir qui primera sur tout le reste. Je me suis souvent interrogé sur ce jeu. A savoir, qu’est-ce qui me plaît dedans ? Les musiques ? L’exploration ? Le sociogramme ? Le système de combat ? Les skills ? Les compétences ? Contempler pendant quelques instants des décors superbes ? Admirer une profondeur de champ que je n’avais jamais vu avant ? J’ai même eu quelques pensées plus générales sur ce qui me plait dans un RPG. Alors, bien sûr, ce genre d’interrogation voit souvent une réponse éculé du genre “c’est peu de tout ça en fait”. Je vais tenter de résister à cette solution de facilité, même si elle n’est pas complètement fausse. Ce qui m’a plût dans ce jeu c’est surtout la liberté je pense. Le plaisir de parcourir une vaste étendu avec une bande de héros voulant aller plus loin pour défendre leurs idées. Et ces musiques, que dire ? Elles sont magnifiques et accompagnent tellement bien les paysages que nos héros en viennent eux-même à faire des pauses pour le contempler, oubliant parfois leurs objectifs ou préférant s’occuper de la cohésion du groupe ou du bien-être des habitants. En gros, avec ce jeu, vous aurez une bonne dose d’un peu tout, de l’action, de l’héroïsme, de l’aventure et du sentiment !


Je dois la contrôler !

Parsemée de quelques reproches

Je fais beaucoup d’éloges sur ce jeu, pourtant, certains défauts de ce jeu l’empêcherons d’obtenir la note maximale. En effet, après tous les efforts effectués pour améliorer le plaisir de jeu (les quêtes annexes, la téléportation, etc…), pourquoi ne pas être allé au bout de l’idée ? Un compendium précisant au moins la localisation et le niveau générale de chaque ennemi rencontré aurait été un sacré plus. Bon, soyons fou, un bestiaire du niveau de celui de FFXII aurait le top ! De même, pour le sociogramme et tous les PNJ nommés, pourquoi ne pas avoir été plus précis dans leur localisation ? Il est parfois fastidieux de rechercher un PNJ à travers les immenses villes que propose le jeu. Bon, ces points ne sont pas à proprement parler des défauts. Plutôt des axes d’améliorations pour ce qui pourrait alors devenir un jeu parfait (ou presque) dans ma vision des choses.


Oui, j’ai du wanatoufé.

Et de quelques défauts

On peut cependant critiquer plus sévèrement la gestion de l’équipement et des gemmes, parfois bordélique. Pour ma part, je n’en ai pas tant souffert (même si créer les gemmes dont on a besoin peux parfois être compliqué, par manque de cristaux principalement). On peut aussi critiquer la psychologie des personnages, cliché au possible, ou encore le gros aspect Shonen de l’ensemble de la mise en scène et des dialogues. Mais ceci est avant tout une histoire de goûts. Le scénario quant à lui, bien que fort sympathique à mes yeux, n’a jamais réussi à me surprendre, j’ai tout vu venir (mais j’aime avoir raison). Le dernier petit défaut que l’on “peut” lui reprocher serait la rupture dans la difficulté que j’ai observé environ à la moitié de l’avancement de l’histoire. Sur une map on se balade et sur la suivante on lutte pour vaincre les adversaires de base. Ce qui va pousser le joueur à faire un minimum de leveling pour poursuivre sereinement (tout comme dans FFXII). Pas forcément gênant (faire du leveling dans un RPG est presque naturel pour moi) mais assez déroutant dans le déroulement du jeu.


Ça va poutrer !

Pour résumer

En définitive, je considère Xenoblade comme un grand RPG, une belle réussite et un véritable must-have de la Wii. D’ailleurs, j’ai noté une tendance visant à décrier les derniers supports de jeu vidéo de salon à propos de la qualité de leurs RPG. Il paraît que c’était mieux avant. Il faudrait ouvrir un peu les yeux je pense. Voici encore un jeu qui prouve que de très bons RPG sortent encore de nos jours sur les supports actuels. Et la liste n’est pas si faible. Un jeu qui intègre sans difficultés mon top 10, je n’ai pas été déçu et j’en redemande !


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